Thursday, August 2, 2007

Sucre & Cordillera de los Frailes (31/07 - 02/08)

Nous sommes donc arrivés à Sucre, paradis des églises, des couvents, des bâtiments coloniaux et des voitures tunées (la même Subaru que dans Taxi 2).



Point géopolitique : Sucre est la capitale de la Bolivie (et non La Paz). Et ce, depuis toujours. Etonnisch, nein ? Les Sucrettes ( c'est ainsi que nous avons baptisé les habitants de la ville) sont donc très remontés contre leur compatriotes Paisibles ( les habitants de La Paz) qui leur ont piqué leur statut.


Nous avons passé la première journée à arpenter les rues du centre-ville, superbe. La ville est très estudiantine (une école ou une université à chaque coin de rue) et l'ambiance bon enfant : les gens s'échauffent pour la fête de l'indépendance (6 août), les fanfares résonnent à travers la ville et les gens défilent dans de magnifiques costumes à en faire pâlir Superman et Batman d'envie.


Tout le monde s'affaire pour le défilé... Tout le monde ? Non, une irréductible vieille femme résiste encore et toujours à l'agitation ambiante !

Hier nous avons fait une journée de trek dans la Cordillera de los Frailes, sur les traces des Incas. Nous avons admiré la nature environnante, malheureusenent "el condor no pasaba" contrairement à ce que promettait la chanson...


Nos pas nous ont emmenés jusqu'à un cratère étonnant où vivent de troublants autochtones tisserands. En signe de bienvenue (ou était-ce un acte de malveillance ?) la doyenne, une indienne quechua aux mains aussi cornées que les pieds d'un primate centenaire, nous a invité à boire de la chichá faite maison (en gros, imaginez une boisson au goût de bière à base de maïs fermenté depuis des mois, peut-être même des siècles). Apétissant ! Après avoir eu l'assurance de la part de la guide que le breuvage ne contenait pas d'alcool, J. s'enfile goulûment le bol entier avant que la doyenne n'essaye de nous vendre ses broderies, dont certaines qu'elle aurait tissé dans sa jeunesse, autant dire des pièces d'antiquité qu'elle avait déjà essayé de vendre à Ramsès II !


En fait, il n'y avait pas d'alcool... en plus de l'alcool naturel résultant de la fermentation ! Nous avons réussi à partir sans rien acheter mais J. n'en est pas sorti totalement indemne et a passé le trajet du retour à chanter "C'est à boire, à boire, à boire..."

Indépendamment de cette pittoresque mésaventure, les paysages du cratère sont fascinants, on a le sentiment d'y voir les marques géologiques de l'ensemble des grandes ères de l'histoire du monde. Regret : nous n'avons pas eu le temps d'aller voir des traces laissées par les dinosaures un peu plus loin.


Aujourd'hui, deuxième journée à visiter Sucre. Ce fut l'occasion de découvrir notre premier nain bolivien, une compile Beatles / Claude François complètement réenregistrée à la sauce bolivienne et les préparatifs de la prochaine coupe du monde de babyfoot...





Demain, on se lève aux aurores pour rallier Potosí.

A plus tard,

L&J






4 comments:

Anonymous said...

J'ai publié un commentaire, mais veut pas s'afficher. Je retente : j'aime bien le chapeau de Jérémie moi ... et en effet, quand on se met à chanter cette charmante bluette "c'est à boire", c'est qu'il y a anguille sous roche. Combien d'heures tu as dû subir ça, Laeticia ? Ca donnera une idée du degré d'alcool contenu ...

Patrick said...

Apparemmment, il fait plus beau que chez nous, en tout cas maintenant, car au début, grand soleil aussi.
Alors comme ça on ne sait pas que la chicha est alcoolisée ? On en avait pourtant bu avec Lucas au Pérou !

Jérem et Laeti said...

Je ne me souvenais plus. A priori, on devrait avoir du soleil jusqu'au bout... et peut-etre meme une guerre civile !

Anonymous said...

Vous êtes très beaux tous les deux et vos histoires de sucrettes et de potoroses m'ont bien fait rire.
Si guerre civile il y a,fuyez,iks ne rigolent pas là-bas.Mettez nos nos de portables dans vos passeports,nous on ne sait pas si les ondes passeront mais on est sur le skydancer affrété par Abyss et vendu par fun and fly. Il y aura sûrement tél satellite. Bisous bisous