Friday, August 17, 2007

Chose promise... chose due !

Le fameux calecon long en poil de cul de lama et son elegante braguette !
Bientot disponible dans votre catalogue La Redoute...


How is that for a final word ?

L&J

Lac Titicaca (14 au 17/08)

Après les rigueurs du Sud Ouest, nous avons retrouvé un climat agréable à Copacabana, une petite ville au bord du Lac Titicaca, à la frontière du Pérou, qui a donné son nom à la célèbre plage de Rio.
Premier jour tranquille : on récupère, on prend une douche (tiède !), et on goûte la spécialité locale, la trucha (truite du lac)...



Le lendemain matin, on part pour l'Isla del Sol (Ile du Soleil), a 1h de bateau de Copacabana.


On y restera 2 jours et 2 nuits a sillonner l'île a pied (on passe son temps a monter et descendre, c'est épuisant), puis se reposer sur une des multiples terrasses panoramiques.
Les paysages sont magnifiques, on se croirait en Méditerrannée : des ânes, des oliviers et des eucalyptus, du vert, du bleu, du jaune, une bonne odeur de romarin... Le tout à 4000 mètres d'altitude. Incroyable !


Pour nous rappeler que nous sommes en Bolivie, il reste les lamas et les sommets enneigés des volcans andins visibles au loin.



Le matin, on prend le petit dej au Soleil se laissant doucement bercer par le scintillement de l'eau, le vent dans les arbres, le doux son de la trompette d'un pâtre de lamas et... les braillements effroyables et conjugués des ânes et des truies.

Les photos parlent d'elles-même.



Puis aujourd'hui, retour à Copacabana où nous avons été témoins (c'est le cas de le dire) d'une pittoresque cérémonie : le baptême d'une fourgonnette à la Cathédrale de Copa.
En gros, comment ca se passe ?

1. Le curé vient faire un petit sermon : "Cette fourgonnette est le signe que vous êtes des gens bons, puisque vous avez du travailler dur pour vous l'offrir, mais je vois le signe d'un rêve encore plus grand. Peut-être un jour aurez-vous un camion !"

2. Ensuite, il appelle le dueño (propriétaire du véhicule) et la dueña (sa femme) ainsi que le padrino et la conmadre (parrain et marraine du véhicule) et les asperge d'eau bénite.



3. Enfin, le curé fait le tour du véhicule couvert d'offrandes du meilleur goût (lamas en peluche, banderoles multicolores, portraits de Jésus et de la Vierge,...) en l'arrosant d'eau bénite et en priant puis collecte les dons de la famille et s'en va baptiser un autre minibus (il y en a plein la place de l'église).

Et après, ben, c'est le bordel !! Toute la famille (ils viennent de tout le pays à 10 ou 15 pour faire baptiser leur bagnole) fait la fiesta et se donne l'accolade.



On fait exploser des pétards, on arrose la voiture de mousseux et de confettis (on sait pas si elle etait neuve avant, mais là, c'est sur qu'elle est ruinée), on boit des bières, on se met des confettis sur la tête et on passe à la séance photo... Et si des gringos sont là (et on était là), ils participent : confettis, bière, et photo avec mamita !



Après toutes ces émotions, et légèrement titubants, on s'est attaqués au Cerro Calvario, sorte de Corcovado local, mais sans le téléphérique pour monter. Donc on se tape vraiment le calvaire du Christ pour monter.



Ca valait la peine : un superbe panorama sur la ville et un joli coucher de soleil sur le Lac.



Voilà. Demain on rentre à La Paz pour une dernière nuit à 4000 mètres avant le décollage pour Lima, Caracas et enfin Paris.
Il ne nous reste presque plus un sou en poche et on n'a pas de distributeur avant La Paz demain en fin d'aprem... On va peut-être faire la plonge ce soir pour diner ;-)

Ainsi s'achève donc le récit de nos aventures boliviennes !

On vous embrasse !
A bientôt à Paris...

L&J

Monday, August 13, 2007

Circuit du Sud-Ouest (9 au 13/08)

Bon, nous voilà de retour à la civilisation (enfin, c'est vite dit... Uyuni n'étant pas exactement une mégalopole) après 5 jours d'aventures extrêmes dans le Sud Ouest bolivien.
Difficile de raconter tout ce que nous avons vu pendant tout ce temps... Pour la faire courte, voilà les 7 merveilles du Sud Ouest (dans l'ordre chronologique de notre périple).

1. La "Laguna Celeste" : une lagune superbe et gelée qui borde le volcan Uturuncu et qui aurait du être plus bleue s'il y avait eu du soleil. Magnifique malgré tout.




2. Le "Pueblo Fantasma" (village fantôme) : un village complètement abandonné il y a une vingtaine d'années... Les habitants ne supportaient plus d'être dérangés par le fantôme d'un prêtre diabolique ayant vécu il y a 2000 ans. Pour vous, nous avons réussi à le prendre en photo.








3. La "Laguna Verde" : une autre lagune, verte celle-ci, qui borde un autre volcan, le Licancabur, à la frontière Bolivie - Chili.







4. La "Laguna Colorada" : cette lagune de couleur rouge et peuplée de flamands roses est absolument incroyable.




5. Les formations rocheuses : arbre de pierre, armée de pierres, etc.






6. Le "Salar d'Uyuni" et l'île d'Incahuasi (rebaptisée "île aux cornichons géants") : féérique, tout simplement. Au même titre que le Taj Mahal, on en a tellement entendu parler que l'on pense être déçu... et en fait non. Un désert de sel, blanc à perte de vue, qui donne des pouvoirs magiques surprenants (la preuve en images).







7. Le "cimetierre de trains d'Uyuni".




Pour raconter un petit peu les modalités du circuit... Nous étions 4 gringos (nous + 2 Suisses) dans une jeep pilotée par Ricardo 8h par jour et accompagnés par notre cuisinière perso, Agustina.



Le circuit nous fait vraiment traverser de multiples déserts, tantôt de roche, tantôt de sable, tantôt de sel. On est à l'écart de toute civilisation : aucune communications, rarement l'électricité, jamais d'eau chaude et un vent glacial permanent.

Le midi, on se trouvait une petite table naturelle au milieu du désert pour déguster salade d'avocat et steak de lama.


Le soir, on se retrouvait dans de petits "hospedajes muy muy basicos" (selon les propres termes de l'agence) sans chauffage. On n'a pas tenté la douche froide par -15 degrés (J. n'a même pas tenté de se déshabiller pour changer de vêtements)... Oui, si vous comptez bien, ça fait 5 jours à macérer dans les mêmes frusques (J. peut assassiner un gréviste bolivien à 50 mètres avec ses chaussettes). On se sera quand même baignés une fois à Aguas Calientes, dans une piscine naturelle à 38 degrés pour nous tous seuls...



... enfin pas très longtemps !



Chaque soir, pour ne pas finir en glaçon, c'était : collant, jean, trois pulls, bonnet, bouillotte, sac de couchage, 3 couvertures... et on avait encore froid !

J. a considéré que c'était le moment idéal pour attraper sa tourista du siècle, avec fièvre s'il vous plait (monsieur ne fait pas les choses à moitié) ! Une nuit particulièrement mémorable passée sur les chiottes par -15 avec L. faisant des allers-retours entre son sac de couchage et les latrines pour vérifier si J. n'était pas mort de froid allongé sur le carrelage, la tête dans la cuvette... On a encore bien cru qu'on allait tous y rester (surtout J.).

Du coup, ce soir, est-ce qu'on ne se paierait pas un bon hôtel avec douche chaude ? Que nenni, on se prend un bus de nuit jusqu'à La Paz (10h) puis on enchaine avec un bus pour Copacabana (3h) sur les rives du lac Titicaca pour la dernière vraie étape du voyage... Le décrassage attendra donc demain aprem (dans le lac pour les courageux : il y a sans doute une bonne maladie à y attraper et on fait la collec !). De toute façon, au point où on en est, un jour de plus ou de moins...

A plus tard les nains !

L&J

Wednesday, August 8, 2007

CalaLaeti Jane & Jeremonimo

Kid, next time I say "Let's go to a place like Bolivia", let's go to a place like Bolivia !


Autant vous le dire tout de suite, il nous semble relativement inopportun de continuer à lire ce post si vous n'avez pas vu l'excellent "Butch Cassidy et le Sundance Kid" avec Paul Newman et Robert Redford... Ce n'est pas une référence, c'est un incontournable !

En effet, depuis quelque temps déjà, nous sommes à Tupiza, petite ville western du Sud de la Bolivie qui fût aussi le dernier refuge des deux gentlemen bandits sus-cités.


Et donc, pour nous y croire complètement, nous avons décidé d'aller explorer la région à dos de cheval... On est rentrés il y a 2 heures et je crois que nos impressions peuvent se résumer en 5 mots : "J'ai mal au cul !"
Nous faisons connaissance avec nos chevaux, qui vont s'ingénier à nous torturer pendant 2 jours. Celui de J. est blanc et s'appelle Cynthia (mais je l'ai rebaptisé Max en raison de sa forte propension aux flatulences), celui de L. est noir et s'appelle Poncho. Ces chevaux sont charmants (ils ressemblent un peu à des bourrins de labour) mais impossibles à diriger (surtout pour J, qui est relativement incompétent en matière de cheval).






Le premier jour, nous chevauchons pendant 6h au milieu de paysages absolument hallucinants. On se croirait vraiment au milieu d'un film de Sergio Leone. Falaises rouges, rivières, canyons superbes, cactus le tout à dos de canasson sous un soleil de plomb, difficile de ne pas se prendre pour Clint Eastwood... surtout avec le chapeau.




Tout ça pour arriver dans un village complètement paumé (le facteur n'y sonne pas deux fois, ni même une... en fait il n'y passe jamais). Nous sommes aussitôt réquisitionnés pour un match de foot dans la poussière (comme si nos membres inférieurs n'avaient pas assez soufferts comme ça). Simplement, les vrais mecs ne veulent pas qu'on joue avec eux... du coup, on joue avec les femmes et les enfants. Mais à 3000 mètres d'altitude, avec la poussière et les faux-rebonds, c'est pas si facile. L'équipe des gringos gagne quand même 10-2. L'honneur est sauf !!









Fin de soirée à jouer aux dés avec 4 autres français forts sympathiques avec qui nous éclusons 4 litres de bière et 1 litre de boisson "à base de vin"... Autant dire qu'on a bien dormi.



Le lendemain, nous commençons par une ascension matinale sur l'une des falaises qui surplombent le village, qui nous permet de faire quelques photos "la Bolivie vue du ciel".



Puis, on retrouve nos chers bourrins, plus têtus que jamais. Pensez-vous qu'on se serait endurci les fesses pendant la nuit ? Que nenni, le retour est plus pénible encore. Il n'y a plus un seul endroit de la partie postérieure de nos corps où on n'a pas mal.



Cela dit, le paysage est aussi sublime qu'à l'aller. Le plaisir est renforcé par une tempête de sable du plus bel effet, avec des vents tourbillonants relativement violents et par quelques bâtons de dynamite posés sur la voie ferrée pour faire dérailler le train (qui ne sifflera pas trois fois).


A l'arrivée, on pèse 3 kilos de poussière de plus qu'au départ, on a mal partout (on a encore bien cru que nos culs allaient tous y rester), mais on est incroyablement heureux d'avoir fait du triple galop dans des paysages hallucinants en sifflant "Il était une fois dans l'Ouest" ! Et puis le plaisir de la douche chaude en rentrant est indescriptible...

Ce soir, repos et diner (PIZZA !!) avec nos nouveaux copains (qui sont instits dans le village de "Un indien dans la ville" en Guyane).

Demain, on part pour 5 jours jusqu'au mondialement réputé Salar d'Uyuni (désert de sel), en passant par moults volcans, lagunes et autres déserts... Il parait qu'il fait -20 la nuit, j'ai donc acheté un caleçon long très sexy (on vous mettra des photos).

Pas de nouvelles (ni de douche) avant 5 jours, donc.

A plus tard,

L&J